Tenter de dresser un inventaire sensoriel de la quotidienneté japonaise,
tel est le but premier de ce site. En débarquant à Tôkyô, le
voyageur occidental se trouve en effet immédiatement assailli par toutes sortes
de sensations nouvelles.
Quelques chocs sensoriels connus et moins connus :
- l'ouïe : sans cesse sollicitée, - quand elle n'est pas agressée -,
par les musiques qui, continuellement,
se deversent dans les rues et les magasins, les croassements d'un corbeau, l'oiseau-roi de Tôkyô,
les sonneries incessantes (et plus fantaisistes les unes que les autres) des
téléphones portables, le bruit des freins (toujours) mal huilés
des vélos, le moyen de transport favori des habitants dans les quartiers...
- la vue : un pays en hauteur et à l'horizon bouché, des restaurants
au sommet des gratte-ciels, des poteaux
électriques aux cables enchevêtrés les uns dans les autres,
des routes sans trottoir, des trottoirs sans route, la nuit qui tombe à 5 heures du
soir, la luminosité
intense du ciel en hiver, des enseignes identiques à chaque coin de rue...
- le toucher : la sueur, la chaleur humide de l'été, le froid sec
et vivifiant de l'hiver, les secousses sismiques qui font trembler les si légères
cloisons murales...
- l'odorat : les odeurs de nourriture qui émanent une bonne partie de la nuit
des échoppes et autres bars, les vendeurs ambulants de nouilles ou de poulpe
grillé...
- le goût : des saveurs étonnantes, habituelles, dérangeantes,
curieuses, savoureuses...
A ces évènements sensoriels, il faut ajouter une
temporalité et un espace construits et perçus différemment.
Au menu de cette page, quelques articles qui rendent compte d'une approche occidentale
de cette vie japonaise vécue au quotidien.
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Rythmes de la vie quotidienne
Lieux de la vie quotidienne
Un bestiaire fabuleux
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La quotidienneté nippone se trouve au coeur d'un petit ouvrage bien utile
pour ceux qui s'initient à la langue japonaise : Japon, au pays des onomatopées, de
Pierre Ferragut, publié aux éditions Ilyfunet en avril 2003.
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