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Curiosités culinaires
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Les edamame
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Toujours placée bien en vue sur la table, non
loin d'un verre de bière fraîche qu'elle accompagne, une coupelle pleine à
ras bord d'edamame. Spectacle typique du soir dans les izakaya,
ces « bars à boire » qu'affectionnent tant les Japonais.
Ces petits pois enfermés dans leur cosse et qui se consomment sans faim
sont en réalité du soja en branche, soja qui a été bouilli
dans de l'eau salée avant d'être servi tel quel sur les tables.
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La tempura
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Dans L'Empire des signes,
Roland Barthes décrit en ces termes la tempura
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La tempura est débarrassée du sens que nous attachons
traditionnellement à la friture et qui est la lourdeur. La farine y retrouve son
essence de fleur éparpillée, délayée si légèrement
qu'elle forme un lait, et non une pâte ; saisi par l'huile, ce lait doré est
si fragile qu'il recouvre imparfaitement le fragment de nourriture, laisse apparaître
un rose de crevette, un vert de piment, un brun d'aubergine, retirant ainsi à la
friture ce dont est fait notre beignet, et qui est la gangue, l'enveloppe, la
compacité. L'huile (mais est-ce de l'huile, s'agit-il vraiment de la substance
mère du huileux ?), aussitôt épongée par la serviette de
papier sur laquelle on vous présente la tempura dans une petite corbeille
d'osier, l'huile est sèche, sans plus aucun rapport avec le lubrifiant dont la
Méditerranée et l'Orient couvrent leur cuisine et leur pâtisserie ; elle perd une
contradiction qui marque nos aliments cuits à l'huile ou à la graisse, et
qui est de brûler sans réchauffer ; cette brûlure froide du corps gras
est remplacée ici par une qualité qui paraît refusée à
toute friture : la fraîcheur. La fraîcheur qui circule dans la tempura
à travers la dentelle de la farine, montant des plus vivaces et des plus fragiles
parmi les aliments, le poisson et le végétal, cette fraîcheur qui est
à la fois celle de l'intact et du rafraîchissant est bien celle de l'huile :
les restaurants de tempura se classent selon le degré d'usure de l'huile
qu'ils emploient : aux plus cotés l'huile neuve, qui, usée, est revendue
à un autre restaurant plus médiocre, et ainsi de suite ; ce n'est pas
l'aliment que l'on achète, ni même sa fraîcheur (encore moins le
standing du local ou du service), c'est la virginité de sa cuisson.
(Roland Barthes, L'Empire des signes, Champs Flammarion, 1980 (première
édition : 1970), p. 34-35)
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La tempura désigne une sorte de friture,
mélange de poissons, de fruits de mer et de légumes, le tout
finement arrosé d'une sauce épaisse, le tare.
Friture d'aubergine (nasu tempura), de crevette (ebi tempura), de légumes
(yasai tempura)...un certain nombre de variantes sont possibles.
Ce plat peut être servi tel quel dans les bars ou
désigner un menu complet comme l'illustre la photo ci-dessus. Ainsi, des restaurants (et
même une chaîne)
sont spécialisés dans sa cuisine.
Il semblerait que le terme de tempura soit d'origine
portuguaise (de tempero, « cuisine »). Au XVIe siècle,
au moment où les missionnaires portuguais accostaient au Japon, ils auraient fait
connaître une variante de ce plat aux Japonais.
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