Fichtre ! Cela arrive rarement, mais cela arrive. Après une ultime vérification sur mes tablettes électroniques, je préciserai même que les derniers exemples en date remontent aux crus 1998 et 2002. De quoi suis-je en train de parler ? Mais de la sélection du festival de Cannes, pardi ! Le 20 avril dernier, la direction a dévoilé les heureux lauréats du cru 2006, soit vingt films qui vont se disputer la prestigieuse Palme d’Or : le palmarès est attendu pour le 28 mai. Or, parmi cette sélection, aucun représentant japonais. Comme en 2002. Comme en 1998. A croire que le festival de Cannes est régi par cette règle immuable : "Tous les quatre ans, de long-métrage nippons, tu ne présenteras point en compétition officielle". Il ne nous reste plus qu’à attendre l’édition suivante, même si celle de cette année s’annonce riche en découvertes de toute sorte. Ouvrez vos mirettes !

En avril dernier, Coréens et Japonais ont recommencé leur guérilla pour s’octroyer une souveraineté pleine et entière sur un malheureux groupe d’îlots baptisés Takeshima côté nippon et Dokdo côté coréen. Selon Yahoo!, la Corée du Nord aurait même proposé son aide à sa consoeur du Sud pour bouter l’envahisseur hors des îlots. Au moins, ce contentieux territorial a le mérite d’en rapprocher certains...

A noter la sortie d’un film de Yoji Yamada, l’auteur (très) prolifique de la série des Tora-san : Le Samourai du crépuscule, avec une affiche, ma foi, fort jolie et qui évoque une époque lointaine où l’affiche de cinéma, élevée au rang d’art, faisait encore l’objet d’une certaine recherche esthétique. Le Samourai du crépuscule est le premier volet d’une trilogie consacrée à la figure du samourai, version Yamada. Seul hic dans cette programmation : le deuxième volet, La Servante et le samourai, était sorti en novembre dernier sur les écrans français. Bon, je sais bien que les histoires sont indépendantes les unes des autres mais un minimum de cohérence serait la bienvenue de la part des distributeurs.

Sur ce, je vous laisse : une certaine montée des marches m’attend ! ;-)
- Posté le 17 mai 2006 -


Le Soleil
de Sokourov


Le scandale
Livedoor


Le Samourai
du crépuscule






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Setsuko Hara,
l'égérie d'Ozu


Base cinématographique

Derniers ajouts
Le Samourai du crépuscule (Yoji Yamada, 2002)
La Nouvelle légende du grand judo (Akira Kurosawa, 1945)
Tony Takitani (Jun Ichikawa, 2004)
La Mort en ligne (Takashi Miike, 2004)
Il était un père (Yasujirô Ozu, 1942)

Dernières modifications
La Femme des sables (Hiroshi Teshigahara, 1963)
L'Amour de l'actrice Sumako (Kenji Mizoguchi, 1947)
Sonatine, mélodie mortelle (Takeshi Kitano, 1993)
Hana-bi (Takeshi Kitano, 1997)
Rashômon (Akira Kurosawa, 1950)



Le nattô,
« stupeur et tremblements » !


Qui a dit ?

  « La tempura est débarrassée du sens que nous attachons traditionnellement à la friture et qui est la lourdeur. La farine y retrouve son essence de fleur éparpillée, délayée si légèrement qu'elle forme un lait, et non une pâte ; saisi par l'huile, ce lait doré est si fragile qu'il recouvre imparfaitement le fragment de nourriture (...). »



Une fontaine ornée d'une tête de dragon à Sendai